Mohamed al Maghrawui - Partie 5

Publié le par Kamaal As-Salafii Al-Maghribii

Réponse à des ambiguïtés


Al Maghrâwi plutôt que de se repentir et de reconnaître ses fautes a préféré continuer dans ses erreurs. Lui et son équipe ont donc essayé de se défendre de diverses manières :
tantôt en tentant de jeter le discrédit sur ceux qui avaient noté ses erreurs
tantôt en niant ses fautes évidentes, ou par d’autres subterfuges.


Voici quelques unes de leurs ruses et leurs réfutations :



1ère Ambiguité :

Au départ, ils ont voulu faire croire que ceux qui avaient relevé les erreurs d’Al Maghrawi parmi les étudiants étaient une poignée de personnes qui avaient délaissé la science et le manhaj salafi.



Réponse :

Relever ces erreurs ne pouvait se faire qu’avec la science. Sinon comment auraient-ils pu remarquer que les termes employés par Al Maghrawi étaient des termes de Qotbi dans le takfir des sociétés musulmanes, comment auraient-ils pu voir que les propos tenus par cet homme au sujet d’Al Imara (tout ce qui touche au commandement d’une nation) étaient exactement ceux tenus par les khawarij, etc. … ?



2ème Ambiguité :

Ensuite, ils ont accusé ces étudiants de menteurs en affirmant que ce qui avait été dit sur Al Maghrawi n’était que mensonges et qu’en écoutant toutes les k7 de cet homme ils n’avaient rien trouvé de ce qui lui était attribué.




Réponse :

ceux qui ont relevé les fautes s’étaient suffit au début de retranscrire par écrit les fautes d’Al Maghrawi. Par la suite pour répondre à cette accusation de mensonge, ils diffusèrent les répliques des savants accompagnées des documents sonores d’Al Maghrawi.



Alors les maghrawistes se réfugièrent dans l’ambiguïté suivante :


« Les paroles d’Al Maghrawi étaient trafiquées, montées ».



Pour répondre à cette ambiguïté, les propos d’Al Maghrawi furent enregistrées et réunies dans une k7 avec les sources de ses paroles : titre de la k7, la face a ou b, la maison d’édition. C’était alors une catastrophe pour Al Maghrawi et son équipe.


Par ailleurs :

En acceptant cette accusation de montage, sur quelles erreurs Al Maghrawi a t-il promis à cheikh Mouqbil et à cheikh Rabi' de revenir ?
Une personne revient-elle sur une chose qu’elle n’a pas faite ?

Pourquoi n’a-t-il pas avancé comme argument l’accusation de montage de ses paroles à chaque fois qu’il fut conseillé ?

Pourquoi tentait-il à chaque fois de donner une interprétation à ce qui était rapporté de lui sans dire une seule fois que ses paroles étaient trafiquées ?

Soubhan Allâh ! Le Messager a dit vrai :

« Si tu n’as pas honte fais ce qu’il te plaît ».

De plus, jusqu’à présent les maghrawistes n’ont pas ramené une seule preuve de cette accusation.

Ajoutons que ces gens veulent que quand tu rapportes une parole, il est obligatoire de citer tout le livre ou toute la k7 du début à la fin et ceci est une chose que jamais les savants n’ont fait. Ils se suffisent de citer l’endroit où se trouve l’erreur sans couper ce qui vient avant et après.




3ème Ambiguité :

Les fautes d’Al Maghrawi sont des lapsus et personne n’est épargné de ce genre de fautes.



Réponse :

Les propos d’Al Maghrawi sont au cœur de son manhaj et ne sont pas des lapsus.

La différence entre les lapsus et les fautes préméditées est claire.

La répétition des exemples donnés par Al Maghrawi sur le takfir et le fait qu’il répète les instaurations de ses règles sur l’obligation d’élargir la conception compréhension de l’idolâtrie et de l’adoration du veau (voir…) au même endroit, dans la même assise enlèvent cette ambiguïté.

Les promesses de repentir d’Al Maghrawi effacent également cette ambiguïté car quand un homme affirme une chose puis promet de s’en repentir on ne dit pas par la suite que ce n’était uniquement qu’ un lapsus de sa part.




4ème Ambiguité :


Le grand savant de médine Cheikh abdoulmouhssin Al ‘Abad conseille d’étudier auprès d’Al Maghrawi


Réponse :


Effectivement cheikh ‘Abdoulmouhssine Al ‘Abad est un grand savant de notre époque, mais la règle qui prévaut ici est :

La critique détaillée prévaut sur l’éloge

Voici quelques paroles de savants pour détailler cette règle :



Cheikh ‘Obeyd Al Jabiri

Question :

« Est –il une condition dans la réplique au contrevenant et la mise en garde contre lui que soient réunis dans cette mise en garde les gens de science ou un seul savant suffit ? »



Réponse :

« Voici en résumé une règle de jarh wa ta’dil :
Celui qui sait est un argument face à celui qui ne sait pas.
Quand un savant connu pour sa droiture dans le suivi de la Sounna et pour sa taqwa met en garde contre un homme et amène les preuves que cet homme est une personne qui suit ses passions, nous acceptons sa parole et nous mettons en garde contre cette personne cela même si des centaines le contredisent, tant qu’il a amené les preuves de ce qu’il a avancé.
Ceci est notre devoir. Dans le cas contraire, la Sounna disparaîtrait car le cas de beaucoup de Ahl Al Ahwa n’est pas connu pour la plupart des savants. Ils ne peuvent pas les dévoiler pour plusieurs raisons, parmi elles :
Le mauvais entourage qui fait obstacle entre ce savant honorable, sunnite et fort et entre les informations qui permettraient de dévoiler ce grand joueur, ce ruseur, ce dupeur, ce machinateur.

Parmi elles :
Ce savant n’a pas de temps. Tout son temps est consacré à la science et à l’enseignement.

Parmi elles :
Ce savant se trouve loin de l’endroit où se trouve cet individu (innovateur ou autre). Aucune personne de confiance ne lui a transmis les informations nécessaires. Il ne connaît donc pas la situation de la personne concernée.

Parmi elles :
Ce savant est persuadé que cette personne est de confiance, qu’il suit la Sounna, qu’il appelle à Allâh. Devant lui il lui montre la Sounna, l’amour de Ahl As Sounna, l’invitation à la Sounna, et ce savant n’est pas au courant de ses complots. Dans ce cas là que devons- nous faire ?
Nous prenons la parole du savant qui a amené les preuves qui obligent à prendre garde à cet homme. Quant à ce savant honorable, on respecte sa valeur et on lui trouve des excuses, nous disons qu’il ne savait pas et que s’il avait su se que nous avons su il aurait adopté notre position ou une position plus dure.

Voir Question 10 dans le lien suivant





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Cheikh Mouqbil



Question :

« Certaines personnes rejettent les critiques des savants de la Sounna envers certains innovateurs prétextant que d’autres savants de la Sounna n’ont pas parlé sur ces personnes, disant « où est la parole de telle et telle personne, pourquoi ne parlent-ils pas ? Si c’était vrai ces savants auraient suivi ».
Donc est-il une condition dans la critique d’une personne qu’il faut que la plupart des savants ou la totalité l’ait critiqué ? »



Réponse :

« Le problème c’est que ces gens n’ont pas lu le Moustalah (les règles de la science du hadith), ou qu’ils ont lu mais ils dupent les gens.

Ahmad Ibn Hanbal dit de telle personne que c’est un thiqa (digne de confiance) et Yahya Ibn Ma’in dit d’elle que c’est un grand menteur. La parole de Yahya est une critique détaillée, il a vu ce que Ahmad Ibn Hanbal n’a pas vu.
Si un savant de ce siècle démontre l’égarement de Mouhamad Al Ghazali ou Al Qardawi ou le manhaj des ikhwan mouflissines, nous acceptons cela et c’est une obligation de l’accepter. Allâh dit :

« Ô vous qui avez cru! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair (de crainte) que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait ».

Si une personne ‘adil (honnête) nous amène une information, nous acceptons comme on le comprend de ce verset.

Donc où en êtes- vous de ce verset qui prouve que si un ‘âdil nous vient avec une information nous acceptons et que si un pervers nous amène une information nous vérifions ?

Ces gens sont des dupeurs, ils contredisent nos savants, anciens et contemporains. »





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Cheikh Rabi'


« Concernant le Jarh wa Ta’dil : il suffit au Jarh de venir de la part d’un seul savant et il suffit dans le Ta’dil qu’il vienne d’un seul savant.

Si deux savants véridiques, dignes de considération, qui ne suivent pas les passions, sont en divergence au sujet d’une personne, il est obligatoire aux autres gens de science de demander les preuves au savant qui a critiqué.
S’il les apporte, il leur est obligatoire de les accepter. Si l’autre savant (celui qui dit du bien de la personne critiquée) ou un autre que lui s’oppose, l’honorabilité ( al ‘adala ) de ce dernier tombe et on ne lui fait pas confiance concernant la religion d’Allâh .
Si un seul savant amène les preuves et que des dizaines de personnes le contredisent en utilisant le faux, le mensonge et la ruse, on ne les écoute pas.

Nous nous devons d’appliquer cette règle de jarh wa ta’dil lors de tels moments de troubles. Des dizaines de savants critiquent un homme en ramenant les preuves de ses erreurs, égarements et troubles, ensuite certaines personnes ne les écoutent pas, prétextant qu’ils n’ont pas vu clairement la vérité, ceci est une chose qui n’est pas permise.

Dans ce cas, lisons les livres de jarh wa ta’dil et arrêtons- nous à chaque personne critiquée dans ces livres et disons:

« par Allâh ! La vérité ne m’est pas apparue au sujet de cette personne ! »

Et arrêtons- nous à chaque croyance critiquée et disons:

« par Allâh ! La vérité ne m’est pas apparue ! ».

Cette méthode n’est pas acceptable.

Si deux personnes divergent parmi les salafis et que la preuve est avec l’un d’eux, il est obligé de se ranger du coté de celui qui a la preuve.



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L'équipe Al Minhadj

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