Al Ikhwan Al Muslim - Partie 2

Publié le par Kamaal As-Salafii Al-Maghribii

Les frères musulmans

Si on regarde le fondateur des frères musulmans et ceux qui l’entouraient au début du mouvement, on s’aperçoit que ce sont des gens d’anciennes innovations auxquelles les savants ont déjà répondu, ainsi qu’à leurs auteurs et leurs savants, ce sont des Ash’aris et des soufis.
Hassan Al-Banna : c’est un ash’ari, il confirme dans son livre Al-‘Aqa’id, treize attributs, sept attributs qu’on appelle attributs de sens, cinq attributs qu’on appelle attributs d’essence, et il a aussi confirmé l’attribut de l’existence, donc treize attributs, celui qui les confirme à la manière des Ash’ari est un Ash’ari.

Ainsi, en ce qui concerne les autres attributs d’essence, comme les mains, les yeux, le visage, la jambe et le pied et les attributs d’action, comme  l’élévation, la venue et le rire et d’autres attributs, les Ash’aris ont deux conceptions : le  ta’wil : l’interprétation en donnant un autre sens ou  le tafwidh : le rejet du sens. Donc, soit il les interprète en disant que l’attribut des mains désigne les bienfaits, et l’attribut de la colère désigne la récompense (c’est le ta’wil), ou bien il rejette ces attributs en ne leur donnant aucun sens, ainsi il dit : « je ne confirme pas l’attribut du visage » et quand on lui demande quelle est l’explication de « Seul subsistera le Visage de ton Seigneur » il répond : « c’est Allah qui sait » (c’est le tafwidh). La base chez les Ash’aris est de nier les attributs, soit en en donnant une interprétation fausse, soit en se taisant sur leur interprétation, tout en croyant qu’il ne sont pas confirmés.

Hassan Al-Banna est entré dans Al-Ash’arya, il a confirmé les sept attributs et les cinq attributs confirmés par la raison, puis il a choisi une voie chez les Ash’aris qui est le tafwidh en l’attribuant aux salafs. Shaikh Al-Islam Ibn Taymiyya a répliqué d’une manière juste et forte dans son livre Al-Hamawiya qu’il est faux de dire que le tafwidh fait partie de la voie des salafs.
C’est un Ash’ari et un Soufi, il a reconnu dans son livre Mudhakirat da’iya qu’il assistait aux réunions soufies, à leurs pratiques et leurs adhkar (rappels en groupe), qu’il a fait serment d’allégeance à la voie Hassafiya Shadhiliya, et qu’il a profité des livres soufis comme Al-Mawahib Al-Laduniya d’Al-Qastalani  et d’autres écrits qu’il a cités dans son livre  Mudhakirat da’iya.

C’est un soufi ash’ari, et ceux qui l’ont suivi au début de son prêche avaient les mêmes idées que lui, car Hassan Al-Banna et son compagnon ont fondé l’association Hassafiya dont le président était Ahmad ‘Askari (ou Sukkari) et il était le second de Hassan Al-Banna qui dit dans son livre Mudhakirat da’iya que cette association s’est transformée pour devenir Al-Ikhwan Al-Muslimun, par contre la voie est restée la même : le soufisme.

Quand Hassan Al-Banna a fondé Al-Ikhwan Al-Muslimun, il a gardé sa croyance Ash’ari, puis il a écrit des épîtres sur la croyance pour tous les frères musulmans, afin qu’ils aient une croyance Ash’ari, puis il a écrit Al-Adhkar et d’autres livres pour que les frères musulmans aient leur propres wird (formules de rappel à répéter plusieurs fois tous les jours) puisque les autres sectes ont leur propres wird, puis il a ouvert la porte aux soufis pour qu’ils organisent les frères musulmans, et il leur a laissé le choix d’adopter n’importe laquelle de leurs voies, en contrepartie ils devaient adhérer au groupe des frères musulmans, faire acte d’allégeance et s’engager à respecter les règlements intérieurs du groupe.

C’est un groupe soufi, Hassan Al-Banna a écrit un livre pour ce groupe basé sur le soufisme, Mudhakirat da’iya, dans lequel il a fait l’éloge du soufisme, des réunions soufies, du dhikr (rappel) collectif, de la célébration de la naissance du prophète, de l’écoute des chants et des livres soufis, et il a propagé ce livre parmi ses partisans à la fin de sa vie. Il a également parlé des noms et attributs. Ainsi, il a montré sa croyance et écrit des livres pour l’enseigner à ses partisans.
Puis, alors qu’il vivait en Egypte où il y avait de nombreux partis politiques : laïques, socialistes et populistes, il a voulu créer un parti, ainsi il a fondé le parti des frères musulmans.

La base dans ce parti est de rassembler tous les musulmans sous un seul nom, qui est sans aucun doute un nom politique, par lequel il peut rassembler même celui qui le contredit dans sa croyance, car il lui a donné un lien à l’islam d’une manière générale en fermant les yeux sur la signification de l’islam authentique, la réalité a montré cela, car il dit : « « Nous nous entraidons sur les choses où nous sommes d’accord, et nous nous excusons sur les choses où nous divergeons »».

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