Les Khawaridjs - Partie 1

Publié le par Kamaal As-Salafii Al-Maghribii

Bismi  LLÂHi Ar-Rahmaani  Ar-Rahiim

Al Hamdou LiLLÂHi Wa Sâlatou Wa Salamou 3Ala Rasou LiLLÂHi ( Sâla LLÂHou 3Alayhi Wa Salam )

L'origine de la secte des Khawaridjs

Leur origine

Amr ibn al-As recommande à Mu'âwiya d'appeler à un arbitrage sur la base du Coran pour mettre fin au différend qui existe entre eux. Alî, confiant dans le fait qu'il est dans son droit, accepte en disant: "J'ai priorité pour cela ; que le livre d'Allâh soit donc entre nous !". (Fath Al-Bâri 8/748)

Il est prévu que, dans le but de cesser de faire couler le sang, deux hommes soient désignés comme arbitres, l'un du groupe de Alî et l'autre de celui de Mu'âwiya, et que leur décision fasse autorité. Muâwiya présente Amr ibn al-As, tandis que Alî est représenté par Abû Mûssa al-Ash'arî (il avait proposé un autre personnage mais il a dû céder devant l'avis de son groupe).

L'arbitrage doit se dérouler en ramadan 37 à Dûmat al-jundul, à Adhruh.

Ceux qui - dans le groupe de Alî - refusent l'arrêt des combats et cet arbitrage quittent, mécontents, ses rangs ; cela leur vaudra le nom de "kharidjites", "les sortants". Ils étaient déjà opposés à Mu'âwiya et à Amr ibn al-As; ils sont maintenant opposés à Alî aussi.

Ibn 'Abbas leur montre leurs erreurs

Abdoullâh Ibn 'Abbâs , alla voir Ali et lui demanda la permission d'aller parler à ces gens. Ali hésita, craignant que Abdoullâh ne fût en danger entre leurs mains, mais finalement Alî laissa libre cours à l'optimisme de Abdoullâh qui était sûr que rien n'arriverait !

Abdoullâh alla jusqu'au groupe en question. Il les trouva absorbés par le culte. Certains n'étaient pas d'accord pour le laisser parler mais d'autres étaient prêts à lui tendre l'oreille. "Dites-moi, demanda Abdoullâh, quel grief avez-vous à l'égard du cousin du Prophète le mari de sa fille et le premier de ceux qui ont cru en lui ?".

Les hommes se mirent à énumérer trois causes principales de leur mécontentement à l'encontre d'Ali Ibn Abî Talib, qu'Allâh l'agrée.

Premièrement, le fait qu'il nomma des hommes comme juges pour trancher sur une question dont le jugement ne revenait qu'à Allâh (Exalté soit-Il). C'est à dire que 'Ali avait accepté l'arbitrage d'Abû Mûsâ Al-Ash'arî et de 'Amr Ibn al 'As dans son conflit avec Mu'awiyah.

Deuxièmement, le fait qu'il ait livré bataille sans pour autant récupérer du butin ou constituer des prisonniers de guerre.

Troisièmement, le fait qu'il n'ait pas exigé le titre de Prince des Croyants pendant l'arbitrage bien que les musulmans lui aient prêté serment d'allégeance et qu'il était leur Calife !

A leurs yeux, il y avait manifestement un signe de faiblesse alors qu'Ali Ibn Abî Talib était prêt à apporter sa position légitime en tant que Prince des croyants dans ce discrédit.

En réponse à cela, Abdoullâh demanda s'il leur citait des versets du Coran et des paroles du Prophète pour lesquels ils n'avaient aucune objection et qui seraient en rapport avec leurs critiques, seraient-ils prêts à revoir leur position. Il répondirent que oui, et Abdoullâh commença donc: "Concernant votre avis sur le fait qu'Ali avait nommé des hommes pour juger une affaire n'appartenant qu'au jugement d'Allâh (Exalté soit-Il). Allâh (Exalté soit-Il) dit dans le Coran:

{Ô les croyants ! Ne tuez pas de gibier pendant que vous êtes en état d'Ihram (sacralisation). Quiconque parmi vous en tue délibérément, qu'il compense alors, soit par quelque bête de troupeau, semblable à ce qu'il a tué, d'après le jugement de deux personnes intègres parmi vous.} (5/95) .

Je vous en prie alors, par Allâh ! Est-ce que le jugement des hommes pour des questions touchant à la préservation de leur sang et de leur vie et concernant la paix entre les hommes ne méritent pas plus d'attention que le jugement à propos d'un lapin valant un quart de dirham ?

Ils répondirent bien sûr que le jugement était plus important dans le cadre de la préservation des vies des croyants et dans l'établissement de la paix entre eux que pour celui de tuer un gibier dans l'enceinte sacrée (pendant le pèlerinage), chose pour laquelle Allâh (Exalté soit-Il) sanctionne le jugement des hommes.

"En avons-nous fini avec cette question ?", demanda Abdoullâh et ils répondirent: "Ô Allâh oui !".

Abdoullâh poursuivit: " Sur le fait qu'Ali avait livré bataille sans pour autant constituer de prisonniers de guerre comme d'ailleurs le Prophète fit ! Voulez-vous vraiment prendre votre Mère 'Aicha comme captive et la traiter comme telle ? Si votre réponse est oui, c'est que vous êtes tombés dans la mécréance. Et si vous dites que 'Aicha n'est pas votre Mère, vous tomberiez aussi dans le kufr car Allâh (Exalté soit-Il) a dit:

{Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu'ils n'en ont sur eux-mêmes ; et ses épouses sont leurs mères} (33/6).

"Choisissez pour vous ce que vous voulez" dit Abdoullâh puis il leur demanda: "En avons-nous fini avec cette question ?", et à ce moment-là ils répondirent: "Ô Allâh oui !".

'Abdoullâh continua: " Quant à votre prise de position sur le fait qu'Ali a abandonné le titre de Prince des Croyants, rappelez-vous que le Prophète lui-même, au cours de la ratification du pacte de Houdaybiyya, exigea que l'on y écrive: " Ceci a été admis par le Messager de Allâh…. ".

Mais Suhayl porte-parole des polythéistes, dit alors: "Si nous avions été convaincus que tu étais un Messager d'Allâh, nous ne t'aurions pas bloqué l'accès à la Ka'ba, ni ne t'aurions combattu ! Ecris plutôt: "Mouhammad Ibn Abdoullâh". Et le Prophète accepta en disant: "Par Allah, je suis le Messager d'Allâh même s'ils le nient !".

A ce moment-là, Abdoullâh Ibn 'Abbâs demanda aux dissidents: "En avons-nous fini avec la question ?". Et ils répondirent encore une fois: "Ô Allah, oui !".

La majorité, environ vingt mille hommes, rejoignirent les rangs d'Ali. Environ quatre mille cependant restèrent obstinés. Ces derniers furent bientôt connus sous le nom de khawârij ou "kharijites".

Les kharijites se réunissent ensuite à Ctésiphon. Alî ne cesse de correspondre avec eux pour leur demander de revenir. Ils refusent et lui demandent de reconnaître d'abord qu'il a, lui, apostasié, et donc de se repentir. Alî continue sa correspondance, mais cette fois ils sont à deux doigts d'assassiner son émissaire. Puis ils prennent comme résolution que tout musulman n'appartenant pas à leur groupe pourra être tué et volé. Et ils se mettent effectivement à tuer ceux qui passent près du lieu où ils se sont établis. C'est seulement alors que Alî part les combattre. Il les écrase à Nehrawân, en l'an 38 (Fath Al-Bâri 12/355-356, 12/369-372)

Si les kharidjites sont décimés à Nehwarân, un petit nombre d'entre eux en réchappent. Ils rassemblent bientôt quelques partisans. Au mois de ramadan de l'an 40, Alî est l'objet d'une embuscade tenue par l'un d'entre eux et est mortellement blessé (Fath Al-Bâri 12/356-357)


Leurs déviations

Ils ont assassiné 'Othmân et 'Alî Ibn Abî Tâlib (radhiallahu 'anhuma). Ils ont assassiné Az-Zoubeyr Ibn Al-'Awwam et tué les meilleurs des Compagnons. Et ils n'ont jamais cessé de tuer les musulmans.

Ils n'adhèrent pas à la Sounnah et à la Djamâ'ah (au groupe), et ils n'obéissent pas non-plus au gouverneur. Plutôt, ils se rebellent contre lui, et renoncent au pacte d'allégeance avec lui, disant que cela ne fait pas partie de la religion.

Ainsi, quelqu'un qui commet un grand péché, un fornicateur, un voleur, quelqu'un qui boit de l'alcool par exemple, sont tous considérés comme étant mécréant.

Ibn Al-Qayyîm (rahimahullâh) a dit à propos d'eux: "Ils ont des preuves tirées des textes, qu'ils ne comprennent pas, ainsi, ils leur a été donné peu de science."

Source: sounna.com


Publié dans Les Takfirs

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